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L'UfdH, c'est Saint-Gobain en Picardie, dans le département de l'Aisne, c'est la forêt, sa faune, sa flore, ses animaux, les cervidés, les paysages. C'est aussi son festival du film vidéo, son exposition photos, son rallye, sa randonnée en pleine nature, et la passion des défenseurs de l'environnement que nous sommes.

L'UfdH est en lutte contre des méthodes d'exploitation forestière brutales
qui
 conduisent  à  la  destruction  de  nos paysages  et de  la  biodiversité.


Compiègne, le 25 avril 2015
une manifestation pour la forêt.

Oise Nature, A.F.L.O.C., S.A.F.H.E.C., UfdH et Picardie Nature
Le collectif des principales associations naturalistes de l'Oise et de Picardie organisait une manifestation à Compiègne le 25 avril pour dénoncer la politique forestière de l'Office National des Forêts dans le département et en Picardie.

Les associations entendent dénoncer la politique productiviste de l'ONF qui fait payer un lourd tribu aux forêts de l'Oise et de Picardie. Dans le rapport d'activité 2012 de l'Agence régionale de Picardie, le ton est donné et la politique productiviste est fièrement affirmée par Pierre-Jean MOREL actuel directeur de l'Agence:
" Les conditions climatiques et les qualités de nos sols confèrent aux forêts feuillues picardes une productivité parmi les plus fortes de France. Avec un relief de plaine facilitant une exploitation moderne et rationnelle des bois, des voies de communication performantes et la proximité de grands centres de consommation, notre région possède des atouts " bois " remarquables ".
Les conséquences de cette politique sont déjà bien visibles dans les forêts de l'Oise et de Picardie. La déforestation en cours à moins d'une heure de Paris … Les forêts de l'Oise et de Picardie sont menacées aujourd'hui par la surexploitation et par l'agro-sylviculture que l'Office National des Forêts met en place depuis plusieurs dizaines d'années avec son cortège:
- " De coupes à blanc de feuillus " avec poses d'enclos pour " officiellement " protéger les futures plantations de la dent des cervidés. Malheureusement, même protégées, la réussite de ces plantations reste très aléatoire comme l'attestent les résultats de l'étude réalisée par la S.A.F.H.E.C. à Chantilly qui montre que dans plus de la moitié des 47 parcelles encloses suivies depuis 6 ans, le taux de réussite des plantations est inférieur à 40 %. En forêt de Compiègne, 148 parcelles encloses représentent 1.500 ha et 144 autres parcelles sont en travaux (bois énergie ou préparation à coupes définitives) pour une surface de 1.840 ha soit une surface totale de 3.340 ha représentant plus de 20 % de la surface totale du massif. Ces coupes à blanc accélèrent la progression des essences invasives (comme le Prunus Sérotina " l'envahisseur agressif " empêchant la régénération naturelle et artificielle et qui a envahi 90 % de la surface de la forêt de Compiègne),
- " De cloisonnements " qui excluent une importante surface découpent l'espace forestier en lanières et en carrés séparés par des allées détériorées par une mécanisation galopante. Ces techniques directement copiées de l'agriculture transforment les forêts en de pathétiques " usines à bois " et menacent gravement la biodiversité forestière,
- " D'exploitation des petits bois " pour alimenter les chaudières à biomasse (la chaufferie de l'aéroport Roissy CDG " avale " 35.000 tonnes de plaquettes forestières par an provenant en grande partie des forêts de Picardie). L'exploitation des rémanents a pour conséquence d'accélérer l'appauvrissement des sols. Vers une disparition des populations de cervidés … Les cervidés sont des animaux emblématiques de notre département et de notre région qu'il n'est pas question de voir disparaître. Les forêts picardes ont été aménagées au fil des siècles par les souverains pour l'exercice de la chasse. Hier proies " royales ", les grands cervidés sont aujourd'hui considérés comme des " nuisibles ". Les forestiers ont déclaré la guerre aux derniers grands animaux sauvages vivant en France. Généralement considérés comme des empêcheurs de " planter en ligne ", accusés d'entraver la régénération des massifs forestiers, les cervidés des forêts domaniales de l'Oise et de Picardie sont soumis à des prélèvements de plus en plus importants réduisant d'autant les populations. En forêt domaniale d'Ourscamps, la population de cervidés a été décimée. La baisse est extrêmement forte en forêt d'Halatte et l'objectif annoncé pour le massif de Compiègne est de réduire la population à 250 - 300 animaux pour 15.180 ha. C'est à dire des populations de cervidés maintenues " pour mémoire ".
A 10h00, étaient rassemblées, sur la place de l'hôtel de ville, environ 200 personnes, de tous âges. Membres des associations environnementales, mais aussi chasseurs, avaient décidé de crier d'une seule voix le désaccord avec la politique de gestion de l'ONF.
          
A l'issue d'un parcours dans les rues de Compiègne, les manifestants se sont rassemblés devant les discrets locaux de l'ONF, pour un discours final annonçant d'autres rassemblements, en particulier à Paris.
En souvenir de notre passage, nous abandonnâmes affiches, banderoles et calicots devant la grille de l'Office.
Court extrait du discours de présentation de la manifestation du 25 avril.
   

 

 

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