Aménagement des berges du canal

 

 



Contexte
Le 27 avril 2004, UFDH a envoyé un courrier à la Direction Interrégionale du Bassin de la Seine, Subdivision de Soissons précisant son inquiétude concernant le franchissement du canal de l'Oise à l'Aisne par les grands gibiers avec la pose des palplanches destinée à renforcer les berges.

Extrait de la réponse faite le 14 mai 2004 par les VNF
" … Croyez bien que nous avons à l'esprit les risques encourus par ces grands animaux, et le piège que représente un rideau de palplanches. C'est pourquoi, nous contactons systématiquement avant tous travaux de battage de palplanches la Fédération des Chasseurs de l'Aisne, avec qui nous déterminons les emplacements de remontées à gibier. Ces remontées sont uniquement implantées pour des sections où les palplanches sont en continu sur une grande longueur. Dernièrement du 12 au 19 mars 2004, nous avons mis en place 5 remontées à gibier, (3 biefs de Vauxaillon et 2 bief de Pinon). Ces remontées sont normalement disposées alternativement, rive gauche, rive droite, et en particulier sur les coulées les plus fréquentées. Votre proposition de laisser un passage libre dans le rideau de palplanches n'est pas envisageable, car il pourrait nuire à la bonne cohésion de l'ensem-ble. " " … Pour autant, si vous avez connaissance de points particuliers qui mériteraient un équipement de remontée à gibier, nous sommes prêts à examiner la réalisation de travaux. Je préciserai, toutefois, que les agents des Voies Navigables de France affectés aux différents ouvrages, ont signalé très peu de cas de noyade de grands animaux….."

Notre constat
Le lundi 17 avril 2006, 2 représentants de UFDH, L. Blanjard et J. Marlin, ont parcouru la berge nord du canal de l'Oise à l'Aisne, du pont de Courson à l'écluse de Leuilly-s-Coucy. De ce côté du canal, de nombreuses traces de grands gibiers ont été observées. Seule la rive gauche est équipée de palplanches avec un dépassement d'environ 80 cm et sans la moindre remontée à grands gibiers. Sur certaines longueurs, on peut même constater la présence d'un "contre fossé".
Sur cette portion, d'une longueur d'environ 3 km, de nombreuses traces de grands gibiers ont été observées. Le moindre animal (chevreuil, sanglier, cerf ou biche), chassé ou pas, qui tenterait de traverser le canal dans le sens nord sud n'a aucune chance de s'en extraire. Il lui faudra soit faire demi tour et remonter côté nord ou nager jusqu'à épuisement pour être repêché mort à l'écluse de Leuilly. Il semble nécessaire d'inspecter les biefs de Vauxaillon et de Pinon, de vérifier auprès des agents des voies navigables, exploitants l'écluse de Leuilly, les fréquences et le nombre des cadavres re-trouvés avant d'avertir, le cas échéant, la Direction Interrégionale du Bassin de la Seine, Subdivision de Soissons. UFDH craint une recrudescence de ce type d'accident, alertée par quelques révélations. A suivre de près.

José Marlin.

 

 
 

UfdH - 15 mai 2006

 

 

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