ASSEMBLEE GENERALE du 17 mars 2012.

 

 

Monsieur  Paquin,  Maire  de  Saint-Gobain  tient  à  excuser  son  absence  lors  de  cette assemblée, mais il nous réitère son soutien pour nos actions.  Nous  tenons,  une  fois  encore,  à  remercier la commune de Saint-Gobain ainsi que son Conseil municipal, qui nous épaulent et nous soutiennent  dans la lutte  pour la préservation de notre patrimoine naturel en nous subventionnant, en mettant à notre disposition à titre gracieux une salle pour nos  réunions mensuelles,  en  nous  prêtant un local où nous pouvons entreposer notre matériel, en nous laissant occuper la salle de la Mairie  pour  les  différentes  expositions que nous organisons, pour la rubrique qu'elle nous propose d'utiliser régulièrement dans la revue " Goban info ", et enfin en nous proposant la salle de cinéma à un tarif défiant toute concurrence pour présenter notre festival vidéo amateur.
Merci  aussi  à  Caroline  VARLET,  conseillère  municipale  et  responsable  du  cinéma pour sa gentillesse et sa disponibilité. Nous saluons la présence  parmi  nous  de  M. Eric ANTOINE,  adjoint  au  Maire  et  responsable  des  associations gobanaises, ainsi que celle de M. Frédéric MATHIEU, premier adjoint et Conseiller Général, pour leur indéfectible soutien à notre association.

ACTIVITES PASSEES.
Manifestation au printemps 2011.  Nous  avons  passé  un  samedi  à  ralentir la circulation et à distribuer des tracts à la croix des tables, à la croix Pita le matin,và la laie  du Baillon et à la  laie du rendez vous  de  chasse l'après-midi. Environ 600 tracts furent distribués. Il est regrettable que FR3  n'ait pas jugé  utile de se déplacer.  Il est regrettable  aussi que nous n'ayons pas été plus nombreux à contester l'exploitation sylvicole actuelle, car cela  aurait donné un impact plus  conséquent à cette contestation. Merci donc aux membres du bureau qui étaient tous présents, à M. Alain DELCROIX,  Président  d'ALEP 02,  à  l'association  GAÎA,  qui nous  a  accompagné le matin, ainsi qu'aux sympathisants qui nous ont suivis.  Il serait  judicieux, voire indispensable,  qu'un plus  grand  nombre  d'adhérents  nous  rejoignent lors des autres manifestations que nous espérons mettre en place cette année.
Nous  ne  pourrons  infléchir  le  cours  des choses qu'en étant nombreux à montrer notre mécontentement et ainsi inciter la Presse à relayer nos revendications.
Collectif  " SOS FORET "  Une  pétition  nationale,  lancée  par  les  agents  ONF de l'est de la France, fut lancée ce même printemps. Elle n'a recueilli  qu'à  peine  2500 signatures. Ceci nous a passablement étonnés, car nous rencontrons tous les jours des personnes qui nous font part de leur  inquiétude  face  au  devenir  de nos forêts. Si nous voulons préserver notre cadre de vie, il ne suffit pas de parler, il faut aussi agir. Pour info,  une  pétition  similaire  fut  lancée  en  Angleterre,  et  le  nombre de 400 000 signatures fut atteint en moins de 3 semaines, forçant ainsi le gouvernement Britannique à faire machine arrière.
Participation à la fête des associations Gobanaises  qui  a eu lieu cette année sur le parking du local des pompiers, et qui a reçu un accueil très encourageant. Rallye touristique de la pentecôte qui permit aux nombreux participants de passer une journée ensoleillée ludique.
Participation au Comité de pilotage du massif forestier  de Saint-Gobain/ Coucy-basse.  Une  réunion  à laquelle participa Sylvie Couvreur, membre éminente du bureau . Lors  de cette réunion, comme d'habitude, il fut fait l'apologie de la technique de sylviculture menée actuellement. Fait  nouveau  cette  année,  une petite sortie sur le terrain était organisée. Là, au beau milieu d'une coupe à blanc, un agent ONF de la nouvelle génération  a  décrit le bien fondée de la coupe rase. Ceci est d'autant plus étonnant que, quelques mois plus tôt, le même agent me faisait part de son inquiétude face à l'utilisation croissante de cette méthode d'exploitation… Il  faut  savoir  que  cette  technique  est  fortement décriée par bon  nombre  de  scientifiques  qui  dénoncent  l'impact  désastreux de ces coupes sur les écosystèmes, la biologie, les sols et sur la faune et la flore. De notre part, nous pouvons juger de l'effet désastreux sur les paysages.
Participation au CDCFS dont Vincent vous a parlé précédemment.
11° festival vidéo animalier amateur.
Exposition dans la salle de la Mairie sur la vie gobanaise du début du siècle précédent.
Participation au comptage nocturne au phare des grands cervidés dont la dernière sortie aura lieu le 22 mars. Randonnée pédestre en mai.
Participation au festival des Vers solidaires en août.
Participation aux journées de l'environnement organisées par la commune de Charmes.
Participation à la première journée de la forêt dans la commune de Saint-Nicolas.

ACTIVITES FUTURES
Participation à la fête des associations gobanaises.
Participation au festival des vers solidaires.
Rallye touristique.
Participation au comité de pilotages.
Participation au CDCFS. Randonnée pédestre, date à fixer.
Participation éventuelle au comptage au phare des grands cervidés.
12° festival vidéo animalier amateur.
Participation à la 2° journée de la forêt de Saint-Nicolas.
Autres manifestations selon les événements: Une expo est en cours de réflexion.

Concernant l'exploitation sylvicole.
Le  constat  n'est  guère  rassurant.  Il  y  a  quelques années, une plaisanterie disait que bientôt, de Saint-Gobain, on pourrait voir les tours de la cathédrale de Laon… Encore un petit effort, on y est presque…
On peut juger en se promenant,  de l'état lamentable et désastreux dans lequel se trouve notre massif. N'oublions pas que cela se passe partout en France,  et  que  la  décision du chef de l'état d'augmenter la production de 40 millions de mètre cube supplémentaires n'y est pas étrangère. On  peut  constater qu'inexorablement les nouveaux gestionnaires de la forêt Française, ont anéanti en quelques années, tout le travail accompli par  leurs  prédécesseurs  depuis  des  décennies, voire des siècles. Cette exploitation sage, réfléchie et respectueuse des massifs, nous avait laissé des forêts riches aussi bien en grands arbres qu'en faune et en flore, aux paysages variés et sauvages. Je ne suis pas convaincu que les gestionnaires actuels laissent le même sentiment de reconnaissance et de respect.
La  mise  en  place  de  la  RGPP ainsi que la volonté de rentabiliser à court terme et à outrance, nous promet des paysages dévastés, des sols défoncés,  des  futaies  appauvries  et  uniformes,  où la faune se sera raréfiée. Je ne reviendrai pas sur les effets mortifères des coupes rases, vous pouvez consulter notre site sur ce propos, et nous les répétons depuis de nombreuses années.
Un  agent  ONF  me  disait  il  n'y  a  pas  très  longtemps :    "il  y a un risque de surexploitation. D'ici à 2020, il faudra récolter 21 millions de m3 supplémentaires,  soit  50 %  de  plus  qu'actuellement.  C'est une exploitation à court terme, or le court terme n'existe pas en matière forestière. L'unité de mesure est le siècle.  Mais nous pratiquons l'exploitation que nous demande l'Etat. Et l'action de l'ONF est légitimisée par l'Etat. Mais c'est vrai qu'il y a de quoi être inquiet… ".  D'autres  anciens  agents,  maintenant  retraités  me  faisaient  aussi  part  du  sentiment de gâchis et d'écoeurement  qu'ils  éprouvaient  face  au  traitement  actuel.  Les  dirigeants  de  l'Office  ne  parlent  que  de production de bois, de volume à récolter,  avec  un  discours   rassurant  sur  l'écologie  de  la  forêt ;  une  écologie  spectacle  avec  ses  deux  arbres  creux  à  l'hectare  et  ses hypothétiques îlots de vieillissement pour rassurer le public.
On ne parle absolument plus des fonctions écologiques, environnementales, sociales et culturelles, et de son rôle du maintien de la richesse de la biodiversité, qui sont pourtant aussi des piliers de la responsabilité de l'Office… sans oublier l'aspect visuel du couvert forestier.
 L'ONF  a  également  confirmé  que  les  rotations  seraient  raccourcies.  On  constate en effet qu'elles sont passées de 15 à 10 ans, et parfois moins  dans  certaines  parcelles.  Les  conséquences  de  cet  état  de  fait seront (source CEMAGRF 2010) : Disparition de certaines classes d'âge,  en  l'occurrence,  les  plus  vieux.  Des  arbres  plus  courts,  mais  aussi  plus  branchus, plus coniques.  Une  structure  des peuplements bouleversée,  avec  une  régulation  des peuplements qui va à l'encontre de la futaie irrégulière, ce qui est contraire aux préconisations du guide de sylviculture qui incite au respect de toutes les classes d'âge et au mélange des essences.
Des  chercheurs  du  CEMAGREF  (institut de recherche  en  ingénierie  de  l'environnement)  disent  que  " la  sylviculture  intensive  menace  la diversité biologique…  Les  forêts  exploitées  intensément  abritent  un  éventail  d'espèces  plus  réduit…  Ces résultats mettent en évidence la nécessité  de  conserver  des  forêts  anciennes… " Ce  sont  des  scientifiques  qui  parlent.  Les  chercheurs  de  l'INRA  (institut National de la Recherche  Agronomique)  sont  eux  aussi  très  critiques  sur  la  gestion  forestière  actuelle. Ils disent : "l'association d'une sylviculture de type intensif et en même temps de la biodiversité est écologiquement impossible… les gens informés le savent bien…
Il  reste  à  espérer  que  ce  honteux  camouflage  en  vert  ne  soit  pas  suivi  trop  à la lettre dans les régions forestières françaises, et que des initiatives  locales  positives  de forestiers compétents et responsables puissent s'exprimer pour sauver réellement ce qui reste de biodiversités forestière… ". Ceci veut dire que l'agent local peut avoir une influence sur la gestion. Certains freineront l'exploitation là où ils le peuvent. D'autres  feront  du  zèle  attirés  par  des  primes  substantielles ou une promotion rapide. D'autres appliqueront à la lettre les consignes reçues sans  état  d'âme,  soit  par  manque  de  personnalité,  soit  par  manque d'opinion, en se réfugiant derrière leur statut de fonctionnaire : j'ai des ordres, je les exécute.
Pour terminer,  nous  pourrions  citer  quelques bruits de couloirs, non dénués de fondement… Les scieurs ne veulent plus d'arbres de diamètre supérieur à 50 cm à cause de leur machine à scier…
Cette année, sur Saint-Gobain, il a été prélevé 80 000 m3 de bois. On est loin des 60 000 annoncés par l'Office.
Les  chemins  de  cloisonnement  devraient passer de 25 m d'espacement à 12 m pour faciliter le débardage mécanique. Nous arrivons donc à une sylviculture faite pour l'industrie… Qu'en est-il de son fonctionnement  naturel, de son écosystème et de ses fonctions sociales ?  On est loin de  Natura  2000  qui  préconise  une  forêt  équilibrée  dans  ses  classes  d'âges, variée dans sa composition et exploitée raisonnablement en préservant les gros bois…       En conclusion, nous pouvons dire que trop couper maintenant se paiera obligatoirement dans les années futures par  une  baisse  importante de la récolte. Les exploitants forestiers ne compromettent-ils pas eux-mêmes leur avenir ? Les forestiers de terrain souffrent  en  silence des atteintes portées aux forêts qu'ils défendent. Ils savent d'expérience  que  la  situation  est grave (25 suicides en 5 ans, manifestations régulières,  correspondance  sur  le net…). Respectons  les rythmes  de  la  vie  forestière,  la  sylviculture doit être dictée par les réalités du milieu et non par les impératifs économiques ou politiques. Il en va de la crédibilité des gestionnaires… Nous envisageons quelques actions  ponctuelles  et  médiatiques  pour essayer de sauver ce qui peut encore l'être.  Vous serez prévenus par mail, et ce serait judicieux que nous soyons nombreux à participer à ces actions. Selon la phrase à la mode " indignons-nous… "

Bilan Financier
Solde au 31 décembre 2010
6 063,19
 
RECETTES:
 
Cotisations
 
86 adhésions x 8
688,00
 
Manifestations:
 
Festival du film animalier (entrée + buvette )
954,45
 
Subventions:
 
Municipale
600,00
 
Dons:
 
Particuliers
447,00
 
Total recettes
2 689,45
 

DEPENSES
 
Manifestations
 
Rallye
247,50
 
Randonnée avril
49,10
 
Frais Assemblée Générale
29,50
 
Manifestation juillet
20,00
 
Randonnée octobre
25,75
 
Festival du film animalier 2011
395,26
 
Autres dépenses
 
Assurance Groupama
218,47
 
Don Association GAIA
150,00
 
Frais de gestion
42,62
 
Frais de réception
231,40
 
Achat de matériel
 
Vidéo projecteur
596,90
 
Livre
35,00
 

Total dépenses
2 041,45
 

Solde 2011
648,00
 

Solde au 31 décembre 2011
6 711,19
 
Dont sur compte bancaire
6552,47
 
Dont détenus en espèces
157,72
 

 

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